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La méthode VPLP Design :
une approche globale basée sur l’échange et la transversalité

Au moment d’annoncer qu’il ne repartirait pas sur le Vendée Globe 2024, Alex Thomson a mis en avant la qualité de la relation nouée avec VPLP Design sur ces deux dernières campagnes. Un bel exemple de la philosophie générale avec laquelle l’agence aborde ses projets, dans la course au large comme dans la plaisance ou le maritime.

Troisième en 2012, deuxième en 2016, contraint à l’abandon en 2020 (comme en 2008), Alex Thomson ne repartira pas en 2024 pour un cinquième Vendée Globe consécutif, éprouvant le besoin de souffler et de se consacrer à ses proches. Il n’en a pas fini pour autant avec la course autour du monde, puisque le Britannique se verrait bien, avec son équipe AT Racing, encadrer un-e skipper afin de lui faire bénéficier de son expérience de la gestion d’un tel projet. Avec l’objectif de lancer, s’il trouve des partenaires, la conception et la construction d’un Imoca neuf, qu’il souhaiterait confier, comme pour son dernier Hugo Boss (mis à l’eau en 2019), au tandem VPLP Design/Carrington Boats.

« L’intérêt est de garder une continuité dans le fonctionnement, ce qui est très important, a-t-il confié sur le site du Vendée Globe. J’ai travaillé avec beaucoup d’architectes de talent, mais VPLP est toujours ouvert quand on propose des choses, comme mon cockpit [fermé], par exemple. Honnêtement, l’aller-retour de Jérémie Beyou [après deux jours sur le Vendée Globe, NDLR] et mon abandon m’ont brisé le cœur, j’ai eu mal pour le cabinet d’architectes qui avait fait deux des plus beaux bateaux de la flotte. Je me sens redevable à son égard. »
Cette ouverture d’esprit mise en avant par Alex Thomson a été dès l’origine un leitmotiv pour VPLP Design, elle s’inscrit dans une approche globale basée sur l’échange : « Si Alex est venu vers nous, c’est avant tout parce qu’il savait qu’on dessinerait un bateau ensemble, confie Vincent Lauriot-Prévost, cofondateur de l’agence. C’est la base de notre métier autour de ces projets de course au large, construits sur le partage des expertises. L’idée du cockpit fermé vient de lui. Il voulait faire le tour du monde en étant le moins exposé possible, au plus proche de son poste de manœuvres. Il s’avère qu’on travaillait à ce moment-là sur cette même idée pour le trimaran SVR-Lazartigue de MerConcept. »
« Les bateaux de course, comme celui d’Alex Thomson, sont très emblématiques de notre philosophie qui repose sur des qualités d’écoute, de suivi et de personnalisation des projets, ajoute Simon Watin, président de VPLP Design. On s’efforce toujours de comprendre la vision d’un skipper, d’un armateur ou d’un chantier, pour la retranscrire et la mettre en musique dans un projet de navire, tout en garantissant les qualités techniques et de performance qui nous caractérisent. »

Transferts de compétences d’un pôle à l’autre

 

C’est la même logique qui a primé pour la conception du dernier né des Ocean Fifty, Koesio (ex-Planet Warriors), mené (à la deuxième place) par Erwan Le Roux, associé à Xavier Macaire, sur la dernière Transat Jacques Vabre. Un 50 pieds qui se distingue notamment par son cockpit-cabane. « Tout cela est le fruit d’une approche globale, même si ce mode hyper protégé était plus difficile à intégrer sur un multicoque de 50 pieds, qui a moins de hauteur sous barrots qu’un Imoca ou un Ultim. Ce type de projet se construit toujours sur mesure, au regard des spécificités de chaque team », confirme Vincent Lauriot-Prévost.
VPLP Design a renforcé cette capacité à proposer du sur-mesure en prenant le parti, ces dernières années, de recruter de nouvelles compétences pour internaliser au maximum les projets : « L’équipe entière de VPLP mobilise ses différents métiers dès les premiers échanges. Grâce à nos propres outils développés en interne, on fait moins appel à la sous-traitance qu’auparavant », ajoute ce dernier.
En plus de mieux répondre aux besoins des clients, cette approche pluridisciplinaire, qui mise sur la transversalité, les échanges et les transferts de compétences, est un moyen de mobiliser sur des mêmes projets les trois pôles de l’agence : la course, la plaisance et le maritime. « Pour la conception de voiliers-cargos, on est ainsi amenés à solliciter nos spécialistes en matière de structures et de gréements d’Imoca ou de grands yachts pour qu’ils travaillent sur des problématiques de calculs et de forces appliquées à de l’aluminium plutôt qu’à du carbone, explique Simon Watin. Cela nous permet de varier les horizons de projets de nos collaborateurs.  »