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Sodebo VS geronimo - VPLP.jpg
December 22, 2016

From Geronimo to Sodebo Ultim’, fifteen innovative years


The trimaran that, with Thomas Coville at the helm, has just beaten the record set by François Joyon is no ordinary machine. She is nothing less than a legend of multihull sailing.

Designed by VPLP and launched on 22 July 2001 in Vannes, Brittany, she started her career as Geronimo. She was the first maxi-trimaran of a new generation, a prototype skippered by Olivier de Kersauson measuring 34 metres long and weighing 20 tonnes.

With her centreboard hull longer than her side floats, she was born to be a planer. To quote her first skipper, her bulky bows and high float beams made sure she didn't dig in and gave her plenty of confidence to face heavy weather.

Thirty months after launching, on 29 April 2004, Geronimo and her crew of eleven seized the Jules Verne Trophy in exactly 63 days, 13 hours and 59 minutes. After adding a series of records to the trophy cabinet, especially in the Pacific, she was put up for sale in 2006 and laid up in Brest (France).

In 2013, Thomas Coville contacted VPLP Design with the intention of giving Geronimo a new lease of life. Together we looked long and hard at the project and reached the conclusion that, yes, after an extensive refit she would be not only suitable for solo sailing but also a competitive member of the current – and future – Ultimate class.

In the last thirteen years the maxi-multihull philosophy has given rise to the Ultimates, a steep development curve where planing is only one component in the quest for high performance.

An astonishing weight reduction of five tonnes is just one of a series of radical changes:

  • New centre-hull features a raked bow to improve wave penetration, a flush deck throughout, and comprehensive helm protection.
  • Float bows have been remodelled in the spirit of the centre-hull's forward section.
  • Mast has been set further aft, the sail plan raked, reefs stacked and foresails adapted for solo sailing.
  • Six appendages (1 centreboard, 2 foils, 3 rudders) replace the original two (centreboard and single rudder), and the rudders of the floats and the foils are now load-bearing to reduce stress at high speeds.

By arriving on 25 December 2016, Thomas Coville not only smashes the solo round-the-world record but also beats by nearly 15 days the Jules Verne Trophy record set by Geronimo back in 2013.

This feat confirms VPLP's long-held belief that leading-edge design expertise now makes it perfectly possible to maintain the fleet of maxi-multihulls at the highest level of performance.

Recycling an abandoned boat into a record-breaking thoroughbred is a value-adding process which has given a very satisfying taste to this victory.

Thank you Thomas, thank you Sodebo, loyal sponsor, and thank you all the people involved in these marvellous records!

 

De Geronimo à Sodebo Ultim', 15 années d'innovations

Le trimaran à bord duquel Thomas Coville vient de battre le record de Francis Joyon n'est pas n'importe quelle machine : ce multicoque de légende a vécu deux vies.

Dessiné par VPLP design et mis à l'eau le 22 juillet 2001 à Vannes, Geronimo est le premier maxi-trimaran de la nouvelle génération. Le prototype, commandé par Olivier de Kersauson, fait 34 mètres de longueur et pèse plus de 20 tonnes.

Avec sa coque centrale plus longue que ses flotteurs, équipée d'une dérive et d'un safran : c'est un bateau taillé pour la glisse. Trois coques volumineuses à l'avant pour résister à l'enfournement et des bras très hauts sur l'eau en font un bateau prêt à affronter le mauvais temps comme le dit son skipper.

30 mois après son lancement, le 29 avril 2004, Geronimo bat le Trophée Jules Verne en 63 jours, 13 heures et 59 minutes, avec un équipage de 11 personnes. Après avoir décroché plusieurs records, notamment dans le Pacifique, il est mis en vente à partir de 2006 et stocké sur un dock à Brest.

En 2013, Thomas Coville interroge VPLP design sur la possibilité d'offrir une seconde vie à Geronimo. Nous avons travaillé ensemble et notre conclusion est que ce bateau, moyennant un important refit, sera non seulement adaptable à une navigation en solitaire, mais qu'en plus il sera compétitif au sein de la flotte - actuelle et future - des Ultimes.

En treize années, la philosophie des maxi-multicoques devenus Ultimes a grandement évolué : il ne s'agit plus de glisse uniquement, mais de hautes performances à toutes les allures.

Les transformations effectuées sont radicales, avec un gain de poids de 5 tonnes à la clé :

  • Nouvelle coque centrale dotée d'une étrave perce-vagues et d'une zone de vie de plain-pied avec cockpit protégé sur toute la largeur
  • Nouvelles formes avant des flotteurs dans le même esprit que celles de la coque centrale
  • Mat reculé, plan de voilure élancé, étagement des ris et des voiles d'avant pour un solitaire
  • 6 appendices (1 dérive, 2 foils, 3 safrans) remplacent les 2 d'origines (dérive et safran central) ; les safrans des flotteurs et les foils sont désormais porteurs et soulagent le bateau à haute vitesse.

En pulvérisant, ce 25 décembre 2016, le record du tour du monde en solitaire, Thomas Coville bat aussi de presque 15 jours le record du Trophée Jules Verne établi par Geronimo en 2013.

Il confirme la réflexion menée de longue date au sein de VPLP design sur les évolutions importantes qu'il est désormais possible d'opérer sur les maxi-multicoques afin de les conserver au plus haut niveau de performance.

Recycler un bateau abandonné pour le mener à une victoire sans appel est porteur de valeur et donne une saveur toute particulière au projet.

Merci à Thomas, merci à Sodebo, fidèle armateur et merci à tous les acteurs de ces beaux records !

Les 3 defis VPLP design.jpg
November 23, 2016

All at sea / Tous en mer


VPLP design studio lives unprecedent moments this winter 2016, with 3 challenges launched around the world simultaneously!

  • in the North Atlantic, IDEC SPORT trimaran is running after the Jules Verne trophy: idecsport-sailing.com/cartography
  • in the South Atlantic, 12 IMOCAs are engaged in the Vendée Globe. Hugo Boss broke the speed record to the Ecuator in monohull: vendeeglobe.org
  • in the Indian Ocean, SODEBO trimaran is after the single-handed round the world sailing record. He also has improved the speed record to Ecuator in multihull: tour-du-monde.sodebo.com

L'agence VPLP design vit des moments inédits cet hiver 2016, avec 3 défis lancés autour du monde en simultané!

  • dans l'Atlantique Nord, le trimaran IDEC SPORT est à la conquête du trophée Jules Verne : idecsport-sailing.com/cartographie
  • dans l'Atlantique Sud, 12 IMOCAs sont engagés sur le Vendée Globe. Hugo Boss a notamment signé le nouveau record de vitesse à l'Equateur en monocoque : vendeeglobe.org
  • dans l'Océan indien, le trimaran SODEBO est à la conquête du record autour du monde en solitaire. Il a également déjà amélioré le record de vitesse à l'Equateur en multicoque : tour-du-monde.sodebo.com

Crédits : www.dokelp.com/cartographie

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May 28, 2016

Nos 10 monocoques sur la Transat New-York Vendée

Dix monocoques VPLP/Verdier, sur  les quatorze engagés, prendront le départ, dimanche 29 mai, de la transat en solitaire New-York Vendée. Une dernière  confrontation avant le Vendée Globe. Les pronostiqueurs pourraient bien tenir, parmi ces dix là, le vainqueur aux Sables d'Olonne dans une poignée de jours. A North Cove Marina, New-York, on observe et on décrypte...

Les six nouveaux bateaux, dont deux viennent de démontrer leur performance et leur polyvalence dans The Transat, sont un peu plus lourds que leurs ainés, plus puissants de carène et naviguent « plus léger » quand ils sont ballastés. Tous ont été conçus dans le cadre de la nouvelle jauge, avec quilles et mâts monotypes, ballasts excentrés. Ils ont tous choisi de remplacer les dérives par des foils.
En remportant la transat anglaise, Banque Populaire VIII est évidemment l'un des favoris. Il dispose de la même carène que Safran et No Way Back, caractérisée par sa puissance développée au reaching. Pour ces derniers, il s'agira d'une première transat en solitaire. St-Michel Virbac, Edmond de Rothschild et Hugo Boss ont des carènes plus  polyvalentes, le dernier étant le plus radical des trois avec une  carène plutôt étroite et de grands foils.

PRB et Groupe Quéguiner sont deux bateaux de première génération. Plutôt étroits, équipés de dérives droites, ils ont été modifiés au regard de la nouvelle jauge. Leurs ballasts, moins volumineux, ont été excentrés. Ils sont parmi les plus légers de la flotte et surtout, leur optimisation poussée en fait de sérieux prétendants à la victoire.

SMA et Maitre Coq sont des clients au podium, au vu de leur palmarès, respectivement premier et deuxième du dernier Vendée Globe. Si SMA est resté à l'ancienne jauge et possède des dérives droites , Maitre Coq, lui, est le seul « ancien » à disposer désormais de foils.

Arrivée IMOCA The Transat.jpg
May 14, 2016

The Transat en IMOCA : Armel Le Cléac'h conforte nos convictions


L'arrivée de Banque Populaire, en vainqueur, à New-York, démontre la performance des nouvelles conceptions d'IMOCA, à foils, dans une transat difficile et contre le vent. La dernière Transat Jacques Vabre avait suscité doutes et polémiques, quant au bien fondé de bateaux jugés alors trop fragiles ou extrêmes, équipés de foils dont on disait qu'ils peineraient à tirer leur épingle du jeu à d'autres allures que le reaching..
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Ces dix jours de mano a mano avec PRB ont apporté quelques éclaircissements sur la dernière génération de ces monocoques de la classe IMOCA. Ce galop d'essai a apporté une grande variété de conditions de vent et d'allures et c'est donc logiquement un bateau polyvalent que l'on attendait sur ce parcours.
Armel, en gagnant cette Transat, démontre que son nouveau bateau Banque Populaire est dorénavant solide grâce aux renforcements effectués par l'équipe technique l'hiver dernier, et rapide à toutes les allures, même au près et dans le petit temps malgré ses foils très typés.
Pour avoir un beau vainqueur, il fallait un bon second. PRB est le meilleur bateau de la génération précédente, le plus léger de la flotte, équipé de nouvelles dérives droites , et optimisé par son skipper depuis bientôt sept ans.
Les observateurs aujourd'hui s'accordent à tirer un bilan positif des nouvelles conceptions d'IMOCA, notant que la performance générée par l'apport de foils est incontestable. Si la différence n'est pas significative au près par rapport au meilleur bateau à dérives classiques, elle est très nette aux allures débridées et au reaching.
Tout ceci est de très bonne augure pour les cinq congénères de Banque Populaire formant l'ensemble de la nouvelle flotte qui sera au départ du Vendée Globe en novembre prochain.
Merci Armel pour cette magistrale démonstration de performance à travers l'Atlantique.

Les mots d'Armel : Sur cette transat, j'ai l'impression qu'en termes de fiabilité du bateau, on a fait un grand pas en avant. Je suis plutôt content du bateau et de son comportement avec les foils. On est venu sur cette transat pour acquérir de l'expérience en solitaire, au large, dans des conditions toniques... Et c'est ce qu'on a eu avec peu de repos et peu de répit. C'est une expérience qui me servira pour le Vendée Globe. »

Photos : B.Stichelbaut/PRB et Y.Zedda/BPCE