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Les 3 defis VPLP design.jpg
November 23, 2016

All at sea / Tous en mer


VPLP design studio lives unprecedent moments this winter 2016, with 3 challenges launched around the world simultaneously!

  • in the North Atlantic, IDEC SPORT trimaran is running after the Jules Verne trophy: idecsport-sailing.com/cartography
  • in the South Atlantic, 12 IMOCAs are engaged in the Vendée Globe. Hugo Boss broke the speed record to the Ecuator in monohull: vendeeglobe.org
  • in the Indian Ocean, SODEBO trimaran is after the single-handed round the world sailing record. He also has improved the speed record to Ecuator in multihull: tour-du-monde.sodebo.com

L'agence VPLP design vit des moments inédits cet hiver 2016, avec 3 défis lancés autour du monde en simultané!

  • dans l'Atlantique Nord, le trimaran IDEC SPORT est à la conquête du trophée Jules Verne : idecsport-sailing.com/cartographie
  • dans l'Atlantique Sud, 12 IMOCAs sont engagés sur le Vendée Globe. Hugo Boss a notamment signé le nouveau record de vitesse à l'Equateur en monocoque : vendeeglobe.org
  • dans l'Océan indien, le trimaran SODEBO est à la conquête du record autour du monde en solitaire. Il a également déjà amélioré le record de vitesse à l'Equateur en multicoque : tour-du-monde.sodebo.com

Crédits : www.dokelp.com/cartographie

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May 28, 2016

Nos 10 monocoques sur la Transat New-York Vendée

Dix monocoques VPLP/Verdier, sur  les quatorze engagés, prendront le départ, dimanche 29 mai, de la transat en solitaire New-York Vendée. Une dernière  confrontation avant le Vendée Globe. Les pronostiqueurs pourraient bien tenir, parmi ces dix là, le vainqueur aux Sables d'Olonne dans une poignée de jours. A North Cove Marina, New-York, on observe et on décrypte...

Les six nouveaux bateaux, dont deux viennent de démontrer leur performance et leur polyvalence dans The Transat, sont un peu plus lourds que leurs ainés, plus puissants de carène et naviguent « plus léger » quand ils sont ballastés. Tous ont été conçus dans le cadre de la nouvelle jauge, avec quilles et mâts monotypes, ballasts excentrés. Ils ont tous choisi de remplacer les dérives par des foils.
En remportant la transat anglaise, Banque Populaire VIII est évidemment l'un des favoris. Il dispose de la même carène que Safran et No Way Back, caractérisée par sa puissance développée au reaching. Pour ces derniers, il s'agira d'une première transat en solitaire. St-Michel Virbac, Edmond de Rothschild et Hugo Boss ont des carènes plus  polyvalentes, le dernier étant le plus radical des trois avec une  carène plutôt étroite et de grands foils.

PRB et Groupe Quéguiner sont deux bateaux de première génération. Plutôt étroits, équipés de dérives droites, ils ont été modifiés au regard de la nouvelle jauge. Leurs ballasts, moins volumineux, ont été excentrés. Ils sont parmi les plus légers de la flotte et surtout, leur optimisation poussée en fait de sérieux prétendants à la victoire.

SMA et Maitre Coq sont des clients au podium, au vu de leur palmarès, respectivement premier et deuxième du dernier Vendée Globe. Si SMA est resté à l'ancienne jauge et possède des dérives droites , Maitre Coq, lui, est le seul « ancien » à disposer désormais de foils.

Arrivée IMOCA The Transat.jpg
May 14, 2016

The Transat en IMOCA : Armel Le Cléac'h conforte nos convictions


L'arrivée de Banque Populaire, en vainqueur, à New-York, démontre la performance des nouvelles conceptions d'IMOCA, à foils, dans une transat difficile et contre le vent. La dernière Transat Jacques Vabre avait suscité doutes et polémiques, quant au bien fondé de bateaux jugés alors trop fragiles ou extrêmes, équipés de foils dont on disait qu'ils peineraient à tirer leur épingle du jeu à d'autres allures que le reaching..
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Ces dix jours de mano a mano avec PRB ont apporté quelques éclaircissements sur la dernière génération de ces monocoques de la classe IMOCA. Ce galop d'essai a apporté une grande variété de conditions de vent et d'allures et c'est donc logiquement un bateau polyvalent que l'on attendait sur ce parcours.
Armel, en gagnant cette Transat, démontre que son nouveau bateau Banque Populaire est dorénavant solide grâce aux renforcements effectués par l'équipe technique l'hiver dernier, et rapide à toutes les allures, même au près et dans le petit temps malgré ses foils très typés.
Pour avoir un beau vainqueur, il fallait un bon second. PRB est le meilleur bateau de la génération précédente, le plus léger de la flotte, équipé de nouvelles dérives droites , et optimisé par son skipper depuis bientôt sept ans.
Les observateurs aujourd'hui s'accordent à tirer un bilan positif des nouvelles conceptions d'IMOCA, notant que la performance générée par l'apport de foils est incontestable. Si la différence n'est pas significative au près par rapport au meilleur bateau à dérives classiques, elle est très nette aux allures débridées et au reaching.
Tout ceci est de très bonne augure pour les cinq congénères de Banque Populaire formant l'ensemble de la nouvelle flotte qui sera au départ du Vendée Globe en novembre prochain.
Merci Armel pour cette magistrale démonstration de performance à travers l'Atlantique.

Les mots d'Armel : Sur cette transat, j'ai l'impression qu'en termes de fiabilité du bateau, on a fait un grand pas en avant. Je suis plutôt content du bateau et de son comportement avec les foils. On est venu sur cette transat pour acquérir de l'expérience en solitaire, au large, dans des conditions toniques... Et c'est ce qu'on a eu avec peu de repos et peu de répit. C'est une expérience qui me servira pour le Vendée Globe. »

Photos : B.Stichelbaut/PRB et Y.Zedda/BPCE

arrivée The Transat.jpg
May 11, 2016

The Transat : quand les Ultimes commencent à voler...


Macif (François Gabart) et Sodebo (Thomas Coville) viennent de franchir la ligne d'arrivée de la transat anglaise. François Gabart aura mené son trimaran géant (30 mètres, 14 tonnes), en solitaire, à la vitesse moyenne de 23 noeuds... Alors aujourd'hui on peut dire que ce bateau vole un peu...

Cette classe Ultime, VPLP y pense depuis que Franck Cammas a gagné la Route du Rhum sur son plan VPLP Groupama 3 , suivi par Armel Le Cleach et Loick Peyron , également victorieux à Pointe-à-pitre sur le même trimaran.

Dès l'arrivée du Vendée globe 2012, nous commencions déjà à échanger avec Francois Gabart sur son prochain multicoque avec pour objectif d'imaginer le plus rapide des trimarans de la classe ultime. Depuis « Un autre regard » (Olivier de Kersauson -1986) c'était la première fois que nous avions la chance de concevoir un trimaran géant de plus de 30 mètres destiné à être mené en solitaire.

Deux années  d'échanges, de réflexions, d'études et de conception plus tard, en étroite collaboration avec Francois et son équipe, le trimaran Macif était mis à l'eau chez CDK Technologies à Lorient.

L'objectif affirmé  pendant cette période fut de définir avec lui les caractéristiques de puissance les plus adaptées à son programme, avec l'idée inédite de faire voler un trimaran de ce gabarit (30 mètres et 14 tonnes) sur des parcours océaniques au large et en solitaire, quand les conditions s'y prêtent.

Les principales innovations sont :
- Des flotteurs à l'hydrodynamique soignée pour une trainée minimum
- Un bateau épuré au maximum qui s'affranchit de tout superflu pour être le plus léger possible
- Des foils en « Tick »  puissants, de nouvelle génération, associés à des plans porteurs sur les safrans.
- Une nacelle de vie conçu pour optimiser la protection du marin aussi bien aux postes de barre, dans la zone de manoeuvres que dans la dans la zone de vie.

Apres un galop d'essai victorieux dans la dernière Transat Jacques Vabre, associé à Pascal Bidegorry, le binôme marin-bateau passe brillamment son examen de passage aujourd'hui devant Thomas Coville sur son Sodebo 4 (plan VPLP de 2002 largement modifié en 2013 avec le concours des idées de Thomas) un adversaire de taille avec lequel il s'est livré à un véritable match race.

Le bateau de Thomas, ex Geronimo, est un bateau plus puissant, extrêmement rapide dans la brise qui a fait jeu égal avec Macif pendant les trois quart de la course, handicapé en fin de parcours par des conditions très instables.

Ces extraits d'impressions de François pendant la course démontrent que certains objectifs sont d'ores et déjà atteints:

« Cette pression, on l'a depuis le début et c'est celle de naviguer sur le trimaran Macif : c'est un fabuleux bateau et il faut en prendre soin

« Le rêve aujourd'hui est bien là : voler seul au large. On en est vraiment pas très loin. Macif file à 25-30 noeuds, pas grand-chose qui traine dans l'eau, régulièrement. Il suffit juste de border un peu... C'est génial ».

« Pas beaucoup de mer, du vent, une température idéale, c'est hyper agréable. Dans ces conditions, le bateau vole complètement, il n'y a plus rien dans l'eau, le flotteur sous le vent devient sec ! »

Thomas, pendant la course, ne cachait pas son bonheur de naviguer sur son bateau :
« La mer est plate il y a du vent, c'est le bonheur total. On est souvent autour de 25-30 noeuds. Au niveau du cerveau, tu restes connecté à l'engagement que cela représente d'aller à ces vitesses là... »

Un grand Bravo et un grand merci  à François Gabart (Macif) et à Thomas Coville (Sodebo Ultim), à leur sponsors et leurs équipes techniques, pour avoir mené leurs deux trimarans à un tel rythme, en solitaire, sur la plus difficile des transats.

Photos : JM Liot/DPPI/Macif et Y.Zedda/Sodebo